Rendez-vous avec la mort d’Agatha Christie

À Jérusalem, l’arrivée de la famille Boynton à l’hôtel est un important sujet de discussion. En effet, toute la famille agit au doigt et à l’œil de la vieille et terrible Mrs Boynton, qui prend un malin plaisir à faire souffrir son monde. De son côté, Hercule Poirot entend de sa suite dans la chambre d’à côté, la voix de Raymond Boynton : « Tu vois bien qu’il faut la tuer, non ? ». Ce drame se déroule lors d’une excursion à Pétra. Le corps de Mrs Boynton y est découvert, tel un horrible bouddha. Pas de trace d’une morte violente, hormis la marque d’une seringue sur son poignet…

Première phrase : – Tu vois bien qu’il faut la tuer, non ?

Edition : Le Masque

Nombre de pages : 223

Mon avis :

Quel plaisir de retrouver la plume tout en finesse et en subtilité d’Agatha Christie ! En effet ça faisait un petit moment que je n’en avais pas lu et ça m’avait manquée.

Le livre est divisé en deux parties. Dans la première, on découvre les personnages : la famille Boyton, Sarah King et le Docteur Gérard plus particulièrement.  Chaque personnage a un caractère intéressant et différent. Comme Sarah King et le Docteur Gérard sont tous les deux dans la psychatrie, le roman est basé principalement sur la psychologie des personnages. Mrs Boyton : mère tyrannique qui prend plaisir à faire souffrir ses proches, ses enfants : terrorisés, complètement sous l’emprise de cette mère despotique, et Nadine Boyton : femme d’un des fils, qui elle resiste à cette emprise car elle n’est pas dans la famille depuis son enfance.

On suit donc toute cette troupe pendant la première partie sans que le célèbre détective Poirot n’apparaisse, ou juste une fois, mais ce n’est pas dit que c’est lui (on le devine). Mais malgré ça, on se laisse entrainer et on visite, discute, et médit sur la famille Boyton…

Dans la deuxième partie, le meurtre a été commis ! Intervient alors Poirot, ses petites manies et ses interrogatoires. On apprend tout ce qui c’est passé l’après-midi de la mort de Mrs Boyton, de la bouche de chaque personnage. J’ai trouvé cette deuxième partie un peu longue, on a en détail les neuf interrogatoires et à la fin ça commence à être long ! La fin n’est pas réellement surprenante, car il y a que dix personnages à peu près, mais le point de vue psychologique de l’oeuvre était très intéressant.

Et un petit mot sur le titre que j’aime beaucoup, il fait très James Bondien je trouve. 😛

Pour conclure, une lecture très agréable mais avec des longueurs vers la fin, mais la plume d’Agatha Christie est très agréable donc tout passe ! 🙂