Simetierre de Stephen King


Louis Creed, un jeune médecin de Chicago, vient s’installer avec sa famille à Ludlow, charmante petite bourgade du Maine. Leur voisin, le vieux Jud Grandall, les emmène visiter le pittoresque vieux « simetierre » forestier où des générations successives d’enfants de la localité ont enterré leurs animaux familiers. Mais, au-delà de ce « simetierre », tout au fond de la forêt, il en est un second, et c’est un lieu imprégné de magie qui vous enjôle et vous séduit par de mystérieuses et monstrueuses promesses. Bientôt, le drame se noue, et l’on se retrouve happé dans un suspense cauchemardesque, tellement affreux que l’on voudrait s’arracher à cette lecture…

Première phrase : Louis Creed, qui avait perdu son père à l’âge de trois ans et n’avait connu aucun de ses deux grands-pères, ne se serai jamais attendu à se trouver un père aux approches de l’âge mur, et pourtant c’est exactement ce qui lui arriva – quoiqu’il préférât donner à cet homme le nom d’ami, comme on est bien forcé de le faire lorsqu’on est adulte et qu’on découvre le père qu’on aurait voulu avoir dans une phase relativement tardive de l’existence.

Edition : Le Livre de Poche

Nombre de pages : 636

Mon avis :

Deuxième King, et j’aime de plus en plus ! 😀

King nous entraîne dans la destruction d’une famille unie et attachante. Les caractères des personnages sont tellement travaillés, psychologiquement notamment, que l’on a l’impression d’appartenir à cette famille, d’en être un membre à part entière. Les personnages sont humains : ni blanc, ni noirs. Ils ont des défauts, ont parfois tort et c’est ça qui les rend attachants.

On suit Louis, personnage phare du roman, médecin universitaire qui vient d’emménager à Ludlow : une petite bourgade du Maine. On partage toutes ses pensées et gestes, et je me suis retrouvée dans certains de ces traits de caractère et dans certaines de ses idées.

L’histoire met une centaine de pages à vraiment commencer, mais ces 100 premières pages ne sont pas du tout ennuyantes, elles sont nécessaires, car elles permettent de vraiment poser les personnages et le cadre du récit. C’est dans ces pages qu’on s’attache aux personnages, et que par conséquent tout ce qui leur arrive nous tient tellement à coeur.

Dans des passages qu’on lit le sourire aux lèvres, une petite phrase terrible mais glissée de façon complètement anodine, nous plonge dans l’effroi et l’horreur. Des touches d’humour noir, discrètes parsèment le récit et le rendent parfois cynique, ce qui contribue à l’horreur et au sentiment de malaise qu’on ressent.

Les thèmes de la mort, la maladie, la religion sont très bien abordés particulièrement quand Louis essaye de les expliquer le plus objectivement possible à sa fille de 6 ans, Ellie. Ces thèmes sont abordés de manière à nous faire réfléchir : Que ferions nous à leur place ? Ellie est d’ailleurs un personnage important du roman, elle n’apparaît pas forcément beaucoup, mais ces interventions sont toujours très pertinentes et plaisantes. Elle est la plus sensible au Wendigo, et j’ai retrouvé un peu de Danny (Shining) en elle, ce qui n’était pas pour me déplaire !

King s’appuie pour ce roman sur une légende Indienne : celle du Wendigo, que je n’aborderai pas ici, ça serai vous gâcher le plaisir de la lecture. Cette légende fait entrer du fantastique dans le récit, mais King le fait tellement subtilement que ça passe sans problème.

Les cent dernières pages de ce livre sont parfaitement effrayantes et prenantes, si vous les commencez, prévoyez du temps pour les finir !

Pour conclure, encore une très bonne lecture avec Stephen King, dévoré en 3 jours ! Juste un petit bémol sur la fin que j’ai trouvée trop ouverte, mais c’est parce que je suis extrêmement curieuse. 😛

Shining de Stephen King

Situé dans les montagnes Rocheuses, l’Overlook Palace passe pour être l’un des plus beaux lieux du monde. Confort, luxe, volupté… L’hiver, l’hôtel est fermé. Coupé du monde par le froid et la neige. Alors, seul l’habite un gardien. Celui qui a été engagé cet hiver-là s’appelle Jack Torrance : c’est un alcoolique, un écrivain raté, qui tente d’échapper au désespoir. Avec lui vivent sa femme, Wendy, et leur enfant, Danny. Danny qui possède le don de voir, de ressusciter les choses et les êtres que l’on croit disparus. Ce qu’il sent, lui, dans les cent dix chambres vides de l’Overlook Palace, c’est la présence du démon. Cauchemar ou réalité, le corps de cette femme assassinée ? ces bruits de fête qui dérivent dans les couloirs ? cette vie si étrange qui anime l’hôtel ?

Première phrase :  « Petit con prétentieux, pensa Jack Torrance. » 

Edition : J’ai Lu

Nombre de page : 575

Mon avis :

Déjà c’est mon premier Stephen King, donc je pense que je m’en souviendrai et il va influencer le fait que j’en relise d’autres ou pas ! Au départ j’étais vraiment pas motivée, le classement « horreur » sur Livraddict ne me poussait pas trop à le lire, les choses qui font peur c’est pas mon style. Mais un certain Shanaa m’a fortement encouragé à commencer, Je me suis donc plongée dans Shining.

Premièrement le style de SK est génialissime : dès les premières pages, alors que rien ne s’est passé on ressent une angoisse, une appréhension. Parce qu’on sait qu’il va se passer quelque chose sans savoir quoi, à chaque page tournée on soupire de soulagement car il ne s’est rien passé, mais l’angoisse reprend le dessus dès les premières lignes de la page suivante. Ce qui rend le récit très prenant et on a du mal à s’arrêter ! Ensuite SK nous laisse espérer que ses personnages peuvent s’en sortir en introduisant plein de portes de sorties que finalement ils ne prendront jamais.

Le roman est basé sur quatre personnages : Jack, Wendy, Danny et l’Hôtel. Les évènements nous sont racontés à chaque fois du point de vue de chaque personnage (sauf par l’Hôtel) ce qui nous place au dessus d’eux car nous savons tout. On s’indigne donc suite à certaines de leurs actions que nous savons inutiles ou dangereuses grâce aux autres personnages.

l’Hôtel est vraiment un personnage à part entière qui prend vie et a son histoire propre.

A partir du moment où la neige commence à tomber on entre dans un huis clos hermétique où les personnages ne peuvent plus compter que sur eux mêmes.

Je l’ai fini hier soir et la fin est explosive. Quand je disais qu’il était difficile de lâcher le livre une fois dedans ce n’est rien comparé au 100 dernières pages qui défilent sans qu’on ne les voit passer, elles sont incroyables, tout s’enchaîne on n’a pas le temps de respirer.

Pour conclure une très très bonne découverte, un coup de coeur ! (Et moi qui pensais ne pas aimer ^^)