Terrienne de Jean-Claude Mourlevat

Après avoir reçu un étrange message de sa soeur Gabrielle, disparue depuis un an, Anne se lance à sa recherche.
Accompagnée d’un vieil écrivain en mal de création, rencontré sur la route, elle passe alors brusquement de l’autre côté.
Et découvre un monde parallèle, un univers blanc, aseptisé, glacial. Là-bas, les habitants ne respirent pas, ne sourient pas, et les humains sont esclaves. Au milieu d’eux, elle comprend vite que sa soeur est retenue prisonnière, quelque part, et qu’elle est en danger. Anne va tout tenter… jusqu’au péril de sa vie.

Première phrase : Etienne Virgil n’allait pas bien quand il fit la rencontre, au début de l’automne, de cette jeune fille qui s’appelait Anne Collodi.

Edition :  Gallimard Jeunesse

Nombre de pages : 387

Mon avis :

En entrant dans ce livre préparer vous à entrer dans un monde où respirer n’existe pas, pas plus que les sentiments, les émotions. Tout est propre, rien ne dépasse, aucune odeur. Les habitants de ce monde meurent d’ennui (au sens propre!). Les gens ne pleurent pas, ils ne rient pas ils « cliquetent », ils ont une apparence parfaite, la nourriture n’a aucun goût… Autant de petites particularités disséminées partout dans le roman qui font qu’on vit l’aventure avec les protagonistes. L’univers imaginé par Jean-Claude Mourlevat est très riche et pleins de détails, ce qui fait qu’on se le représente très bien ! 🙂

Dans ce monde, les Terriens sont une légende, un mythe, des parias. Certains y croient, d’autre non. Ce sont des êtres sales, qui pleurent, lisent des livres en papier (le papier est plein de microbes, par conséquent il n’existe pas là-bas).

Et pourtant, certains Terriens découvrent Le Passage et arrivent dans ce monde qui leur est étranger.

Durant la durée du livre on va en suivre deux : Anne et Etienne Virgil. Elle est une jeune fille intrépide, effrontée et courageuse, lui est un vieil homme, écrivain trouvant que son dernier roman est « nul ».

Des éléments inattendus surviennent dans le récit ce qui nous déstabilise totalement, j’ai du poser mon livre à un moment tellement j’étais triste et choquée.

Je ne sais pas comment vous décrire ce livre, il faut le lire pour le vivre, car c’est vraiment une histoire qu’on vit avec les héros.

Seul point de regret, j’aurai aimé avoir plus de détails sur le gouvernement en place, ces « hommes puissants » qui sont assez souvent abordés mais jamais en détails et autrement que par ce nom. Mais bon, j’aime bien savoir la politique d’un monde quand il nous est complètement étranger, son fonctionnement, ses gouverneurs, le pourquoi du comment…

En conclusion, un livre dont je garderai un très bon souvenir, un univers merveilleusement décrit et l’envie de découvrir Jean-Claude Mourlevat à travers un autre de ses livres ! Vous en avez un à me conseiller spécialement ? 🙂