Tag : Réseaux sociaux

Bonjour par ici, s’il y en a encore quelques uns qui viennent sur ce pauvre blog à l’abandon… Je sors de ma tanière pour un petit tag très sympathique pour lequel mon amie Sita m’a désignée.

Je reviendrai dans peu de temps avec un article sur une petite virée à Lisbonne, et un article sur un livre en partenariat.

Twitter : un petit livre apprécié

La petite pièce hexagonale de Yoko Ogawa, je l’ai lu il y a peu de temps pour un club de lecture dont le thème était « Auteure non-blanche », lisant très peu de littérature asiatique j’ai décidé d’aller fureter dans ce rayon à ma BU, et je n’ai pas été déçue du voyage. Si rien ne laisse deviner que la nouvelle se passe au Japon, on retrouve une atmosphère particulière, cette écriture si suggestive et si douce, et l’auteur arrive à laisser planer sur son œuvre un côté mystérieux qui donne envie d’en savoir plus… Je relirai très sûrement cette auteure.

 

Facebook : un livre qu’on m’a massivement recommandé

Au bonheur des ogres de Daniel Pennac, toujours pas lu et ce ne sont pourtant pas les recommandations qui manquent. J’ai même vu le film que j’ai beaucoup apprécié, j’ai emmené le livre en vacances pour le lire, il est toujours à côté de mon lit… Mais toujours pas. Ça viendra bien un jour !

 

Tumblr : un livre lu avant qu’il soit populaire

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Et quelque fois j’ai comme une grande idée de Ken Kesey. Quoi il n’est pas connu ? C’est juste qu’il ne l’est pas encore, mais ça ne saurait tarder. Plus sérieusement je ne sais vraiment pas quoi mettre, comme je lis principalement des classiques et du contemporain pas forcément connu…

 

MySpace : un livre dont on est incapable de se souvenir si on l’a apprécié ou non

Prémonitions de Alice Hoffman : absolument aucun souvenir de ce livre, si ce n’est que je l’avais trouvé bizarre et que je l’avais ensuite filé à ma mère. Voilà. Très utile.

 

Instagram : une couverture à se pâmer

     

J’ai une affection particulière pour les couvertures des livres de Stefan Zweig dans leur réédition en coffret, mais j’aime aussi énormément les couvertures de la maison Zulma, ou encore la qualité et le soin apporté aux couvertures et aux matières des livres de chez Toussaint Louverture. Et puis y’a aussi les collections anglaises dont certaines sont magnifiques. (Oui, je ne sais pas du tout faire de choix !)

 

YouTube : un livre qu’on aimerait voir adapter en film

Vive la république de Marie-Aude Murail, un de mes livres favoris, mon livre doudou, et il a selon moi tout ce qu’il faut pour être adapté : des personnages attachants et sympathique, une trame à rebondissements, de l’engagement social et humain, de la magouille financière, mais surtout un bel humaniste qui ressort du tout.

 

Goodreads : un livre qu’on n’aura de cesse de recommander

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur d’Harper Lee, à la différence d’autres livres que je pourrais recommander je pense que celui-ci peut être conseillé à tout type de lecteurs, malgré son sujet difficile (la ségrégation) l’histoire racontée par la jeune Scout acquiert une tendresse et une innocence pleine de fraîcheur.

Voilà pour moi, je ne tague personne étant donné que ce tag a déjà bien circulé sur les blogs mais si quelqu’un veut le faire, qu’il n’hésite pas sur son blog ou dans les commentaires.

A bientôt !

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Voyage : Prague, République-Tchèque

Bonjour, bonjour !

Je reviens aujourd’hui pour un article inhabituel sur un voyage que j’ai fait il y a peu avec mes deux meilleures amies. Ça fait un moment que je voulais élargir un peu les centres d’intérêts du blog mais je n’osais me lancer et ce voyage est l’occasion vu que j’ai très envie d’en parler !

On est parti du lundi soir au vendredi soir, ce qui nous a fait une soirée, trois jours pleins et une très bonne journée vu que l’avion était seulement à 20h30. Ces quatre jours ont été parfaits pour voir tout ce que nous voulions sans nous presser. Je vais donc vous faire un article par listes et bons plans (voyages étudiants obligent !) : logement, transport, visites, choses à voir, restaurants…

L’AVANT VOYAGE  :

Pour le logement, nous avons choisi d’être dans un chambre d’hôte pour être au contact des habitants, et on trouvait ça plus sympa que d’aller dans un hôtel ou une auberge de jeunesse. Et au final, quand on fouille on trouve des chambres très bon marché. Le prix des hôtels à Prague est adapté aux touristes donc très cher, alors que la vie là-bas est vraiment très abordable.

Nous nous sommes donc installées dans une chambre d’hôte à environ 30 minutes du centre en tram. Nous avions une chambre à 3 lits avec salle de bain privée et petit cuisine dans les parties communes, étant les seules hôtes nous avons pu totalement profiter de la cuisine et c’était très agréable. Le matin petit déjeuner avec du pain classique et une petite gourmandise chacune (beignet, croissant, pain aux pruneaux…). Et surtout ! Avantage non-négligeable, notre hôtesse parlait français ! C’était donc un plaisir de prendre le petit déjeuner avec elle, elle connait sa ville sur le bout des doigts, les astuces, son histoire, et vend sur place des tickets de transports ou autres. Nous avons pour tout ça payé 60euros chacune, voilà le site de Barbora, une hôtesse très sympathique et passionnée !

Pour les billets d’avion, nous avons voyagé avec easy-jet, alors ça a des inconvénients notamment la petite taille du bagage cabine qui est vraiment le SEUL bagage autorisé et dont la taille est vérifié au centimètre près, faites bien attention. Et c’est à dire pas de sac à main, donc il faut réussir à le planquer dans sa valise avant de passer le contrôle, sinon c’est 40euros de frais de soute je crois… Mais en contre-partie, en ayant pris nos billets en mars pour fin juin, nous avons payé environ 100euros l’aller-retour.IMAG0834

LES TRANSPORTS A PRAGUE :

Les moyens de transport sont très développés à Prague, il y a un fort réseau de bus, de tram et de métro qui fonctionnent toute la nuit. Les tickets là bas fonctionnent sur une durée limitée (30 minutes, 1h30, une journée, pass 3 ou 5 jours…) et il faut donc bien prévoir, surtout qu’il peut y avoir des travaux et embouteillages et que bus et tram roulent sur les mêmes voies que les voitures. Il faut savoir qu’une fois dans le centre si marcher ne vous dérange pas, tout peut se faire à pied. Nous avons donc pris un pass une journée seulement le jour où nous avons été visiter un château dans le nord de Prague, et des tickets 30 minutes ou 1h30 pour aller de notre logement jusqu’au centre (il y avait des travaux de tram donc on devait faire un changement bus/tram qui pouvait parfois prendre un peu de temps, mais normalement on ne met pas plus de 30 minutes je pense).

LA MONNAIE :

Eh oui, là-bas ce n’est pas l’euro mais des couronnes ! Pour un euro, vous avez environ 27 couronnes, et le niveau de vie étant peu élevé là-bas, vous pouvez manger extrêmement correctement pour 6/8 euros.

Voilà l’adresse d’un bureau de change que notre hôte nous a recommandé, ils donnent 2800 couronnes pour 100 euros, ce qui fait une taxe d’environ 2euros, pas de frais de commission ou autre entourloupe suspecte :

eXchange (de 9h à 20h)
Franz Kafka square, numéro 2, Prague 1

Pour info, on a dépensé, logement compris, environ 200euros en 4 jours, en se faisant plaisir sur la nourriture parfois, en visitant pas mal de trucs mais avec le tarif étudiant qui est très avantageux, en bref en faisant attention tout en sachant se faire plaisir !

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LES LANGUES :

La langue nationale est le tchèque et peu de personne parle anglais dans la population locale mis à part sur les lieux touristiques. L’allemand est plus couramment utilisé. Pour le français, rien ou presque n’est traduit. Dans les musées tout est en anglais, il faut donc mieux avoir une certaine compréhension de cette langue.

Mais pas d’affolement, je ne considère pas avoir un super niveau en anglais et j’ai très bien su me débrouiller ! Il ne faut pas que ça soit un frein pour partir dans cette magnifique ville.

LES VISITES :

  • Le musée Mucha : Je l’attendais avec impatience, et j’ai été quelque peu déçue. Un des musées les plus chers que nous ayons fait, pour pas grand chose au final. Il y a peu d’affiches d’art nouveau pour lesquelles cet artiste est connu, et j’espérais en voir beaucoup. On apprend néanmoins des choses sur Mucha, sa famille, son enfance, et surtout des tableaux et dessins d’un style qu’on ne lui connaît pas forcément sont présentés. Il y a un film à la fin de l’expo (j’ai du mal à appeler ça un musée sachant que c’est composé d’environ 3 salles…), long et qui a l’air assez complet, mais on a fait l’expo en fin de journée et je pense que j’ai un peu somnolé devant !
    Une belle boutique, divers souvenirs, affiches, tee-shirt à l’effigie de Mucha ou Kafka (les deux musées fonctionnant en partenariat). Nous en sommes ressorties avec chacune un tote bag, voici le mien. Trop cher pour ce qu’il est, surtout que le prix était spécial touriste vu l’étiquette rajouté sur le prix initial mais bon… Ça a été notre seul craquage !

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  • Le musée Kafka : Surtout, si vous voulez visiter les deux musées, il faut acheter le billet pour l’autre musée là où vous acheter le premier. Exemple : vous allez à l’expo Mucha, acheter de suite le billet pour Kafka, se présenter au musée Kafka avec le billet pour Mucha ne fonctionne pas et les deux musées ne sont pas tout près, ce système réduit de moitié le prix pour l’un des deux musées, ce qui est franchement avantageux.
    Passons au musée en lui-même. Eh bien pour le coup, vraiment, vraiment, vraiment génial. Le début peut rebuter, une longue frise généalogique incompréhensible, des photos et des lettres en allemand, mais arrivé juste après aux tables rondes qui abordent chacune à travers plusieurs documents des thèmes différents (son éditeur, un cercle dans lequel il évoluait, son rapport à son œuvre…), nous avons ensuite les portraits des femmes qui ont rythmé sa vie, ses œuvres, les thèmes récurrents qui y reviennent… La scénographie est époustouflante et reflète vraiment l’univers de Kafka, sombre, angoissé et un peu oppressant, mais c’est fait de telle manière qu’il reste agréable d’errer dans le musée.
    Vraiment à faire et prévoir suffisamment de temps, il ferme à  18h et n’avons pas pu bien profiter de la fin. Sinon, ce musée est situé dans une petite cour très mignonne et agréable, avec une fontaine particulière, je vous laisse en compagnie des photos pour que vous jugiez par vous-même. 😉

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  • Le château de Prague : Monument dans les hauteurs de Prague, il est composé de plusieurs bâtiments (onze à peu près il me semble), et vous pouvez choisir de faire le grand circuit (tous les lieux) ou le petit circuit (4 lieux), nous avons opté pour ce dernier parcours qui nous a paru suffisant. Sachez aussi que les jardins et l’enceinte du château sont en accès libre, et il est agréable de faire un tour dans les jardins quand il fait beau. Avec le petit circuit on a accès à la cathédrale Saint Guy, au l’ancien palais Royal, à la basilique Saint George et à la ruelle d’or. Nous avons coupé en deux, les deux premiers le matin, une pause pour déjeuner, puis les deux autres.
    La cathédrale est impressionnante par sa grandeur et ses vitraux très jolis (notamment un de Mucha !), les différentes chapelles et sculptures sont charmantes. Pas mal de monde mais ça reste visitable le matin, c’est surtout les groupes d’élèves/touristes/etc qui donnent cette impression de foule.
    L’ancien palais royal est doté d’une incroyable salle de danse dans laquelle on aurait bien esquissé quelques pas ou organisé un bal magnifique ! Notons la fenêtre dites de « défenestration » où les ennemis étaient jeté sans vergogne…
    La basilique St George est bien plus petite que la cathédrale et je l’ai trouvé très agréable, sobre mais avec quelques détails qui lui donnent tout son charme.
    Et enfin la ruelle d’or, une  petite rue avec des artisans locaux dans des anciennes petites maisons, certaines ont été réaménagé comme elles l’étaient à diverses époques : Moyen-âge, Renaissance, XVIIIe siècle… C’est assez impressionnant et intéressant de voir dans quelles conditions les gens vivaient.
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Le château de Prague vu des jardins
  • Le quartier juif – Josefov : Quartier dans le centre de Prague juste en dessous de la Vlatva (fleuve qui traverse Prague) et du quartier du château, de nombreuses synagogues le constituent. Elles sont toutes visitables ainsi que d’autres lieux du quartier par un billet commun (deux au choix il me semble, le complet et un autre avec une synagogue en moins).
    Nous avons pris ce dernier et par conséquent n’avons pu visiter la synagogue vieille-nouvelle, ni la synagogue Maisel qui était en travaux.
    Le cimetière juif compris dans le billet vaut le coup d’œil, plus de 12 000 pierres tombales sont entassées les unes sur les autres avec plus ou moins de densité selon les endroits. Quand le cimetière fut trop petit, les tombes furent superposées, ce qui donne un endroit à l’atmosphère particulière.
    La salle des cérémonies retracent les rites funéraires dans la religion juive, et les objets de ces cérémonies, la synagogue Klaus, assez sombre, relate les rites juifs, la vie quotidienne, etc…
    Haut lieu émotionnel, la synagogue Pinkas est un mémorial des juifs de Bohème et de Moravie, tous les noms des juifs morts sont inscrits sur les murs de la synagogue et le nombre de murs couvert de ces noms écrits si petit fait prendre conscience de l’horreur de l’holocauste. A l’étage sont affichés des dessins d’enfants réalisé pendant les camps de concentration par une professeur de dessin qui les a caché avec d’être déportée, cependant c’était sûrement une exposition temporaire, je ne pense pas qu’elle restera. Passage très émouvant donc.
    Et enfin, la synagogue espagnole, une magnifique synagogue à la décoration très riche, la plus ancienne de Prague qui a été entièrement restauré.
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Cimetière juif
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Synagogue Klaus
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Synagogue Espagnole
  • Le château de Troja : château au nord de Prague, il est entouré d’un zoo et d’un jardin botanique que nous n’avons pas visités. Très beau lieu avec un parc agréable, la bâtisse est rouge brique et blanche, avec un air majestueux mais néanmoins à taille humaine ce qui la rend accueillante. Grand plus, nous étions quasi seules dans le château, nous avons donc bien pu en profiter. La visite pour étudiant coûte 60kc, c’est environ le double je pense pour un billet normal. A l’intérieur il y a une exposition de sculptures surtout mais aussi d’affiches publicitaires (une de Mucha), de photos, de peinture, de fresques… C’était très agréable et très joli. A noter absolument, l’immense salle entièrement en trompe l’œil, le plafond paraît vouté alors qu’il est, d’après les indications, entièrement plat… On en doute encore !
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Château de Troja au toit coupé
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A partir des fenêtres le plafond est plat…
  • Le monastère de Strahovska : près du château, on y accède par une petite place très mignonne, malheureusement je ne sais plus le nom de l’arrêt de tram… C’est un endroit très joli dans les hauteurs de Prague par lequelle on a une magnifique vue mais peu de bâtiment sont visitables. Il y a une Église mais on ne peut entrer que dans le début du bâtiment, une partie de l’Église étant bloqué par une grille. Une bibliothèque est également visitable mais on ne rentre que dans les couloirs permettant d’accéder aux bibliothèques et on voit celle-ci uniquement de cet endroit. Pour visiter les bibliothèques il faut réserver au préalable en appelant un numéro de téléphone, ce qui n’est précisé nulle part ailleurs qu’une fois près des bibliothèques et qu’on a payé pour entrer (50kc)…

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  • Le pont Charles : Plus balade que visite, ce pont majestueux portant des statues religieuses permet une vue magnifique sur Prague, de nombreux artistes y exercent, une traversée à faire !

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Voilà pour les visites, maintenant passons aux choses sérieuses… Les restaurants !

LES RESTAURANTS :

Nous avons fait 6 restaurants en tout mais je n’ai malheureusement pas pris les adresses de tous, ni leur noms, donc je vais vous parler de ceux dont j’ai les informations ! C’est parti…

  • Bakeshop : boulangerie institutionnelle de Prague, on n’y trouve des produits tant salés que sucrés et il y a possibilité de manger sur place. Nous en attendions beaucoup mais avons été pas mal déçues, pour la quantité et la qualité le prix était assez élevé par rapport aux endroits que nous avons testé par la suite. Sinon les employés sont très agréables, et l’endroit très sympa, très lumineux grâce à ces baies vitrées. Au final bien pour acheter une petite pâtisserie pour un petit creux ou du pain, mais pas pour y manger. Ils servent également des jus de fruit frais, des smoothies et boissons chaudes.
    Ce café se situe dans le vieux quartier de Prague.

  • Café Campanula : Petit restaurant près du mur de John Lennon, on a pu manger dehors dans un petit cloître très mignon car il faisait beau. Peu de plats sur la carte, j’ai pris des pâtes à la thailandaise, thailandais qui est beaucoup plus épicé que chez nous, je n’ai pu finir tellement j’avais la bouche en feu ! Mes meilleures amies ont pris des salades qui étaient bonnes mais très peu copieuses pour le prix payé. Y aller seulement pour une petite faim. L’eau et le couvert sont payants.

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  • Pasta fresca : LE meilleur resto qu’on ait fait sur tous les plans ! Il se trouve près de la place de l’hôtel de ville, entre deux restaurants à rabatteurs, une petite porte donne vers ce lieu à haute jouissance gustative… (Adresse : Celetna, 11. Praha 1). Le restaurant sert des pâtes faites devant vous, plusieurs variétés sont proposées, il possède également sa vinothèque et un étal impressionnant de poissons frais, plus quelques jambons suspendus… Impressionnant et le tout agencé de manière très classe.

Les filles ont pris un gaspacho fort à leur goût et je me suis accordée un verre de vin, qui était, pour moi qui ne suis pas du tout spécialiste, très bon. Puis le plat, chacune un plat de pâtes pour faire honneur au lieu, des farfalles au poulet pour moi, au saumon pour elles. Les deux plats agrémentés d’herbes et de petits légumes, parfait. Le personnel est adorable, on a pu payer séparément sans qu’aucune de nous n’ait le compte exact, ils sont très à l’écoute, bref, aucun souci.
Je ne peux que vous conseiller ce lieu chaudement !

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  • Lehka Hlava (la tête claire en français) est un restaurant végétarien au numéro 2 de la rue Borsov dans Praha 1. Attention il faut réserver !! Nous avons eu de la chance d’avoir une place car une table s’est libérée à notre arrivée mais avons dû attendre un peu. Le cadre est très joli, la pièce où nous avons mangé est assez sombre mais à côté un patio amène de la lumière.
    La nourriture est très bonne et soignée et ne connaissant pas les plats végétariens nous en avons découvert certains. Et sinon il y a des légumes traditionnels : tomates séchées, houmous, salades, guacamole…
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Salade d’agrumes et d’amandes

Le truc sympathique à faire pour goûter un peu de tout est de prendre plusieurs entrées, un peu comme on prendrait des tapas.
Ambiance très chaleureuse, très beau décor qui ont l’air de changer selon les saisons. Très recommandé, on en sort le ventre plein, et en plus on peut demander à emporter en plus certains plats, ce que nous avons fait pour grignoter le lendemain à l’aéroport.

  • Restaurant Questenberk : magnifique terrasse, peu de plats à la carte mais relativement varié : soupe froide ou chaude, pâtes, risotto… Les photos parleront mieux que moi !
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Soupe de concombre froide avec noisette, et autres.
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Vue sur le monastère depuis le restaurant
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Vue sur Prague depuis le restaurant

 Après le restaurant des petits chemins par la forêt vous permettent de redescendre dans le centre de Prague de manière reposante et agréable.

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Voilà, je pense avoir fait le tour de tout ce que nous avons fait ou en tout cas en grande partie ! Il ne vous reste plus qu’à aller visiter cette magnifique ville maintenant, et voir d’autres choses pour me les conseiller ! J’espère vous avoir fait voyager en images en tous cas… Si vous avez été à Prague j’accueillerai vos avis et conseils avec plaisir, si vous voulez y aller je serai ravie d’en discuter avec vous, bref dans tous les cas n’hésitez pas à laisser un commentaire 😉 A bientôt !

Tag : Liebster blog award

Bonjour à tous !

Ça fait un moment que je ne suis pas venue, malgré les vacances je ne lis pas beaucoup du tout… J’avais pris un bon élan au début mais il s’est rapidement envolé. Du coup je profite d’un tag pour faire un petit coucou ! J’ai été tagué par Louise du blog Polly and the pocket que je remercie ! C’est d’ailleurs elle qui a fait ce joli logo, et je vous encourage à aller voir son tout nouveau blog qui est tout aussi agréable à lire qu’à regarder !

liebster-01Alors, en quoi consiste ce tag… Il est en 4 points, chacun composés de 11 éléments.

Tout d’abord je dois répondre aux 11 questions que Louise a posées dans son tag, puis révéler 11 choses sur moi, ensuite poser 11 questions et taguer 11 personnes pour le faire à leur tour ! Je pense passer cette dernière étape car pas mal de personnes l’ont déjà fait, mais si certains veulent le faire c’est avec plaisir.

Alors, tout d’abord les questions :

1. Possèdes-tu une liseuse ? Si oui, lis-tu plus sur ta liseuse ou sur un support papier en ce moment ?

Je n’ai pas de liseuse. Je ne suis pas contre du tout, je trouve ça même plutôt pratique pour quand on part en vacances, niveau prix, et ça peut promettre de beaux développement avec les livres enrichis, mais je n’arrive pas bien à retenir ce que je lis quand je suis sur un support électronique… De plus je suis énormément attaché à l’objet livre, sa forme, sa matière, sa couverture, son graphisme… Ça compte presque autant pour moi que le contenu du livre.
2. As-tu un rituel lecture ? (Boisson chaude, lit/canapé, musique, etc.)

Pas spécialement, petite je lisais tout le temps le soir avant de m’endormir, maintenant ça dépend. J’aime beaucoup lire dans les transports avec de la musique, le trajet me berce généralement. Je prends le train la semaine prochaine pour un long trajet et je me réjouis de pouvoir lire à ce moment.
3. Es-tu capable de lire partout ?

Généralement oui, ça dépend du livre et de sa facilité de lecture, mais pour un roman peu complexe je peux le lire au milieu de personnes qui discutent sans être gênée.
4. As-tu déjà pleuré en refermant un livre parce que tu étais triste de le finir, de quitter son univers, ses personnages, etc. ?

Hum, j’ai déjà pleuré pour des livres, mais pas en les refermant spécialement, plutôt pendant l’histoire, ou à cause de sa fin. Pas parce que j’étais triste de quitter l’univers. Quand j’ai du mal à quitter un univers j’ai par contre du mal à entamer un nouveau livre, il faut que je digère le livre fini avant.
5. Pour les adaptations filmiques, tu es plutôt du genre à lire le livre et à aller voir le film ensuite ou l’inverse ?

Lire le livre et voir le film ! J’aime bien voir comment les réalisateurs arrivent (ou non) à retranscrire les procédés typiquement narratifs de manière cinématographique.
6. Quel personnage de roman a le plus attiré ton attention, que ce soit parce que tu l’as adoré ou détesté ? Pourquoi ?

Je dirai le Docteur Karma dans Le choeur des femmes… Un gynécologue à l’écoute, passionné et intéressant. Un poil trop idéaliste peut-être, ou trop extrême, mais c’est ce qui fait son charme. Qui reste mystérieux au début, ça intrigue, on a envie de savoir son parcours, d’en savoir plus sur ses idées, de le voir un peu décontenancé lui qui parait si impassible. (Mon dieu, on dirait que je parle d’un harlequin, ce n’est absolument pas le cas, filez donc voir l’article sur ce magnifique livre ! ;)). Je me rends compte que je ne connais pas très bien les personnages des livres, ce qui me touche sont surtout leurs idées et l’arrière plan culturel/sociologique/politique/économique dans lequel s’ancre l’histoire…
7. Quel est ton dessin animé préféré ?

Hmmm, c’est dur ça… J’aimais beaucoup les Disney de quand j’étais enfant, mais j’évite de les regarder de nouveau parce que généralement ils me déçoivent. Dans les nouveaux je dirai Raiponce. Mais sinon petite j’aimais beaucoup Petit-Pied et je pense que ça n’a pas changé… 😉 Je suis une indécise chronique alors choisir un dessin-animé c’est très compliqué !
8. Le mois de l’année que tu préfères ?

Mai, ça commence à sentir l’été, on enlève quelques couches de vêtements, les arbres sont tout fleuris… Un début de vacances !
9. Es-tu plus bibliothèque (emprunt) ou librairie (achat) ?

Librairie, mais librairie d’occasion n’ayant pas les moyens d’acheter uniquement en neuf, mais j’essaie tout de même de temps en temps d’acheter quelques livres à ma librairie adoré, notamment tous mes livres pour la fac.
10. As-tu une citation (livre, film, etc.) fétiche ?

« Il vaut mieux avoir des remords que des regrets » d’Oscar Wilde dans Le portrait de Dorian Gray. J’ai connu cette expression petite sans même savoir d’où elle venait, sans avoir lu le livre, mais elle m’a permis de faire la différence entre remords et regrets et j’essaie de l’appliquer à ma vie quand c’est possible. Et pour tout avouer je découvre seulement qu’elle est issue de ce livre, ce qui me fait l’aimer encore plus !
11. Là, tout de suite, est-ce que tu entends des bruits (voitures, chant des oiseaux, etc.) autour de toi ou est-ce que c’est le silence ? Que préfère-tu ?

Je suis dans mon salon la fenêtre ouverte, donc j’ai le bruit du vent dans les feuilles d’un côté, et de l’autre le bruit des voitures, et des enfants qui jouent dans la rue. J’ai du mal avec le silence total, étrangement ça me distrait ! J’aime bien avoir un bruit de fond.

Je dois maintenant révéler 11 choses sur moi… C’est parti !

* Comme vous avez pu le voir, je suis extrêmement indécise, pour tout. Les choses de la vie quotidienne (quel parfum de glace, quel plat au restaurant, quelle tenue…) que pour les choses plus importantes, généralement ça se résout par la citation cité ci-dessus, ou par des listes côtés positifs/côtés négatifs.

* Ce qui me permet d’enchaîner avec ceci : j’adore les listes. J’en fais pour les choses à faire, les voyages que je veux faire, les recettes, les choses que je déteste, celle que j’adore, … Et j’adore lire les listes des autres.

* J’aime également beaucoup voyager, je l’ai encore peu fait mais j’ai une longue liste de pays que je souhaite voir. J’aimerai notamment partir avec le pass interrails pendant un été, pour découvrir les pays d’Europe.

* Je suis très gourmande, et j’adore découvrir de nouvelles recettes/traditions culinaires, je découvre souvent un pays à travers sa nourriture d’ailleurs, c’est un passage obligatoire ! Pour autant je ne cuisine pas énormément, même si j’aime tester quelques trucs de temps en temps.

* Je pars à Prague dans 8 jours pour une petite semaine avec mes meilleures amies et je me réjouis au delà de ce qui est possible ! On a tout un programme de choses à voir, je vais revenir des étoiles plein les yeux.

* Je ne fume pas du tout, bois de temps en temps en soirée ou pour un apéro, et j’adore le Frontignan… Si jamais vous voulez me faire un cadeau !

* Je m’intéresse de plus en plus près aux questions féministes diverses et variées, j’essaie d’apprendre le plus de choses possibles dessus et suis d’ailleurs en train de lire Beauté fatale, les nouveaux visages d’une aliénation féminine de Mona Chollet.

* J’ai une chienne de bientôt un an qui s’appelle Iota, remuante mais adorable !

* Je vais me faire opérer des dents de sagesse en septembre (ma vie est passionnante).

* J’ai fait de la sculpture en céramique pendant onze ans mais je vais arrêter cette année pour tenter autre chose, je ne suis pas encore fixée sur ce que ça va être… Sûrement un sport.

* Je cherche un job pour cet été mais pour l’instant c’est chou blanc… Ah et j’adore regarder la météo (aucun rapport, oui).

Voilà, voilà ! Si vous avez des questions à me poser, je pense que ce tag est le moment, donc n’hésitez pas. 😉

Et pour les 11 questions :

1. As-tu un animal de compagnie ? Si oui, quel animal ?

2. Pourquoi as-tu choisi d’appeler ton blog du joli nom qu’il a ?

3. Quel métier voulais-tu faire petit ?

4. As-tu une citation qui te « guide » dans ta vie ? Laquelle ?

5. Quels sont les choses qui te passionnent (activité, domaine, etc) ou auxquelles tu t’intéresses (on va dire 3 maximum pour pas faire trop long, mais si vous voulez être bavards, soyez-le !)

6. On vous offre un voyage pour la destination de votre choix, où partez-vous et pourquoi ?

7. A ton prochain repas, que manges-tu ?

8. Quel est le livre qui t’as le plus marqué, que ça soit pour le style de l’auteur, l’humour, les idées qu’il véhicule, l’univers créé… ?

9. As-tu plus de livres ou de DVD chez toi ?

10. Fais-tu un sport ? Lequel ?

11. Quelle est la chanson qui te donne la pêche quand tu n’es pas en forme ?

Je vais taguer quelques personnes, si jamais vous l’avez déjà fait, si l’envie vous en dit, vous pouvez y rajouter mes questions ! Alors, je tague : Sita, Alexandra, Jooh, Camille, Liz… Et toute la blogosphère qui veut le faire ou pour les non blogueurs, vous pouvez répondre dans les commentaires.

Pfiou, voilà fini ! J’ai cru que je ne trouverai jamais 11 questions, j’ai failli mettre « Invente une question et réponds-y » mais c’était quand-même un peu nul (juste un peu !).

Bonne soirée à tous ! J’essaye d’avancer un peu dans mes lectures au plus vite !

Indigo de Catherine Cusset

Indigo - Cusset

Un festival culturel rassemble pendant huit jours en Inde quatre Français, deux hommes et deux femmes, qui ne se connaissent pas. Une surprise attend chacun d’eux et les confronte avec leur passé. Cette semaine bouleverse leur vie. De Delhi à Kovalam, dans le Sud, ils voyagent dans une Inde sur le qui-vive où, juste un an après les attentats de Bombay, se fait partout sentir la menace terroriste. Une Inde où leur jeune accompagnateur indien déclare ouvertement sa haine des États-Unis.
Une Inde où n’ont pas cours la légèreté et la raison française, où la chaleur exacerbe les sentiments, où le ciel avant l’orage est couleur indigo.
Au bout du monde, les quatre français se retrouvent en huis clos, face à leur passé et à leurs limites.

Première phrase : « On ne passe plus, alerte à la bombe ».

Edition : Folio

Nombre de pages : 328

Mon avis :

J’avais très envie de lire ce livre lorsque je l’ai aperçu l’année dernière dans la sélection du prix relay, alors quand il a été proposé en partenariat chez Livraddict, j’ai sauté sur l’occasion. J’en profite donc pour remercier Livraddict et Folio de l’envoi de ce livre.

Passons à la chronique qui ne va pas être très enthousiaste malheureusement. Je pense que j’attendais beaucoup de ce livre ce qui contribue en partie à ma déception.

Le résumé nous situe un an après les attentats de Bombay où se fait encore « sentir la menace terroriste ». Cette mention me faisait penser qu’il y aurait un cadre politique plus présent que ce qu’il en est. Certes il y a des mentions de ces attentats, mais cela reste faible. Le contrôle est renforcé, il y a des militaires, mais ces contrôles décrits ne débouchent à rien dans l’intrigue générale. Ils donnent juste l’ambiance de l’Inde après ces évènements.

On rencontre plusieurs personnages dans ce roman polyphonique, les chapitres alternent les points de vue de trois d’entre eux, et nous laisse dans un certain flou concernant Raphaël, le plus mystérieux et renfermé de tous. Nous avons donc Géraldine, expatrié en Inde elle s’occupe de la rencontre entres les invités conviés, et les invités : Charlotte, Roland et sa compagne Renata, et Raphaël.

Je dois admettre que les histoires de tous ces personnages m’ont laissée un peu indifférente, ils sombraient tous dans le cliché. Raphaël le taciturne à l’enfance torturée, Roland l’homme à femme bon vivant et enjoué, Charlotte femme froide et hautaine en quête d’un souvenir de sa meilleure amie perdue, et Géraldine heureuse avec son mari et son enfant qui va révéler ses failles peu à peu. Des personnages à priori banals qui nous dévoileront et se dévoileront leurs secrets, leurs faiblesses. J’aurai aimé que les interactions entre eux soient plus développées, que les personnages interagissent plus entre eux. Là on se contente d’intrigues principalement entre Roland et sa compagne, et Géraldine et Raphaël. Il aurait été intéressant de les voir dans un vrai huis clos comme le vante la quatrième de couverture, où les échanges auraient alors été plus vivants. Là le « huis clos » se résument à l’Inde…

Dans les dernières pages tout s’accélère et le rythme devient plus intense, des éléments imprévus font effet de surprise et cassent quelques impressions que l’on a eu pendant la lecture du récit. Mention particulière à l’intrigue Roland/Renata qui aborde un thème intéressant.

Les thèmes abordés sont d’ailleurs très nombreux, voire trop ce qui ne donne pas la possibilité de tous les creuser : le deuil, la rupture, le mariage, la paternité imposée, l’Inde avec ses contrastes de développement, l’écriture… Des thèmes touchant à la vie quotidienne ou à l’actualité, qui peuvent donner lieu à des recherches de la part du lecteur ensuite.

Le style de l’auteur est agréable à lire, fluide, brut aussi bien que parfois très doux, Catherine Cusset arrive très bien à rétablir des ambiances, des impressions et réussi à nous faire ressentir les émotions et les atmosphères des lieux, des conversations. Elle gère son récit polyphonique de manière maîtrisée, et jongle ainsi entre les personnages et le temps. Les points de vue alternatifs permettent de décrire ce qui se passe au même moment dans des endroits différents, ou même si l’endroit est le même, d’une perspective différente.

Pour conclure, une découverte que je ne regrette pas mais je m’attendais à un roman plus épique et un peu plus dynamique que ce que nous propose l’auteur…

Quelques livres en vrac… (5)

Ça faisait longtemps que je n’avais pas fait un petit melting-pot de mes lectures avec des avis rapides, donc en voilà un nouveau pour quelques livres dont j’aimerais vous parler !

Sinon, j’en profite pour des petites nouvelles, je rentre en partiels lundi pour deux semaines mais après je serai en vacances (enfin cela dépend de si je travaille maintenant ou plus tard en été…). J’espère en profiter pour pouvoir lire lire lire et lire (si possible au soleil), et donc chroniquer ! Voilà, voilà, passons aux livres !

 

Hôtel Particulier - SorelHôtel Particulier
Guillaume Sorel

Genre dont je vous parle très peu (jamais ?), voilà un roman graphique que j’ai véritablement adoré et qui a été un joli coup de cœur. Les dessins sont vraiment enchanteurs, baignés d’une lumière magnifique, dans les tons épurés qui donnent un côté très tendre à l’histoire, et qui sait devenir plus cruelle avec des couleurs stridentes. L’histoire mêle le fantastique avec le réel mais de manière si naturelle que cela parait normal. Il y a un grand nombre d’allusions littéraires très appréciables et originalement exploitées. Je ne trouve rien à lui reprocher et je pense l’acheter dès que possible pour le relire ou du moins le feuilleter souvent ! Recommandé très fort, il se lit vite, se trouve généralement en bibliothèque, il n’y a aucun échappatoire possible là. 😉

Édition : Casterman

Le ProcèsLe procès - Kafka
Franz Kafka

Je découvre cet grand auteur pour les cours, et puis un peu parce que je vais à Prague quelques jours en vacances alors c’était quand-même bien de découvrir cet auteur avant pour visiter son musée consacré ! Je suis ressortie de cette lecture totalement perdue, je ne savais pas quoi en penser, si j’avais aimé ou non, etc… Au final j’en garde un assez bon souvenir, surtout grâce aux études que j’ai pu lire sur ce texte qui me l’ont éclairé. Une bonne découverte, surprenante et intéressante.

Édition : Folio Classique

Le ravissement de Lol V. Stein - DurasLe ravissement de Lol V. Stein
Marguerite Duras

Une petite nouvelle de cette grande auteure si connue et un peu intimidante… Eh bien c’est un style grandiose que j’ai rencontré, elle introduit ici un procédé très intéressant, celui de nous narrer l’histoire à travers un narrateur interne à l’histoire, qui connaît les personnages, mais qui ne nous est pas présenté. Assez déstabilisant et intrigant beaucoup ! L’histoire en elle-même n’est pas passionnante mais tellement courte qu’on l’avale très rapidement, malgré le malaise que Duras insinue au fil des pages. Je continuerai ma découverte de l’auteur !

Édition : Folio

Une poignée de gensUne poignée de gens - Wiazemski
Anne Wiazemski

Magnifique livre ! J’avais déjà lu Une année studieuse de l’auteure dont la plume tout en finesse, évoquant le sujet de l’amour mais sans niaiserie m’avait séduite, et j’ai été très heureuse de la retrouver. Ce livre nous plonge dans l’univers paysan de la Russie du début du XXème siècle pendant la seconde guerre mondiale, lorsque les Bolchevicks cherchaient à s’emparer du pouvoir et que les paysans se révoltaient. Pour cela on entre dans l’histoire d’une grande famille de Russie à travers la figure de Nathalie, qui épouse le prince de la maison.
L’histoire des premiers chapitres qui se passe en 2004 n’a comme but que de nous introduire l’histoire grâce à Marie qui va se retrouver à s’intéresser à ses racines russes pour x raison.  Les transitions entre les deux époques sont bien menées et peu nombreuses, heureusement car le roman étant court trop d’aller retour n’aurait pas permis d’aller au fond des choses.
C’est donc un roman sur les origines, sur la condition paysanne et noble au début du XXe en Russie, sur la Seconde guerre mondiale, mais également un roman sur la famille, et qui se fonde sur une belle histoire d’amour qui m’aura fait verser une ou deux larmes à la fin…
Bref, je conseille vivement !

Édition : Folio

Ce qui nous lie - BaillyCe qui nous lie
Samantha Bailly

J’ai beaucoup aimé le style d’écriture de l’auteur qui malgré une simplicité apparente trouve des formules qui marchent, qui font mouche et qui révèlent un vrai travail sur les mots. Malgré tout les dernières pages ne m’ont pas spécialement emportées, je suis restée assez distante vis à vis de l’héroïne même si l’auteur a réussi à m’arracher une petite larme au début du livre. Du coup ce début que j’ai beaucoup aimé en m’a fait attendre sûrement trop pour la suite qui ne m’a pas convaincue, du moins sur la romance car j’ai trouvé la relation entre Raphaël et Alice assez déplaisante. Sinon l’idée des liens entre les gens est très originale et m’a beaucoup plu. Par contre au niveau des personnages j’ai beaucoup aimé Jonathan et Sébastien, ainsi et surtout que la grand-mère d’Alice à laquelle on s’attache très vite. Une bonne découverte au niveau du style donc, mais la romance m’a un peu refroidie…

Édition : Milady

J’espère que ces avis vous donneront envie, et n’hésitez pas à me dire si vous en avez lu certains ce que vous en avez pensé ! 😉

S. de J.J Abrams et Doug Dorst

S. de Doug Dorst et J.J Abrams

Straka est le nom de l’écrivain le plus énigmatique du XXe siècle. Auteur de dix ouvrages sombres et scandaleux, il aurait trouvé la mort en 1946, sans que nul n’ait jamais découvert son identité. D’aucuns pensent qu’il est lié au déclenchement de la Première Guerre mondiale, d’autres, qu’il est le nom derrière lequel se cache une sinistre société secrète ; quelques originaux disent même qu’il s’agit de l’esprit d’une nonne martyre s’exprimant par l’intermédiaire d’une fillette de 9 ans ! Éric, doctorant en lettres fasciné par cet auteur, tente de percer son mystère. Pourtant, seul, il piétine. Ce n’est qu’en retrouvant la copie égarée du dernier ouvrage de Straka, Le Bateau de Thésée, annoté par Jennifer, une autre étudiante, qu’il avance dans son enquête. La jeune fille a un esprit plus audacieux que le sien, et ses théories farfelues pourraient bien être plus proches de la vérité que les siennes. Travaillant de concert, les deux étudiants sont désormais tout près de découvrir l’identité de Straka. Un secret qui a pourtant défié le monde pendant près d’un siècle. Et certains sont prêts à tout pour le préserver… jusqu’à faire couler le sang. La vérité n’a pas de prix.

 Première phrase : Qui était V.M Starka ? Le monde connaît son nom, sa réputation d’auteur prolifique d’œuvres de fictions provocatrices, de romans qui ont jeté l’opprobre sur d’impitoyables industriels, et anticipé l’épouvantable vague de totalitarisme, véritable fléau de ces dernières décennies.

 Édition : Michel Lafon

 Nombre de pages : 473

 Mon avis :

Aujourd’hui je vais vous parler d’un livre très particulier de par sa forme. Il s’agit de S. de Doug Dorst et J.J Abrams, le célèbre scénariste de plusieurs séries (Lost, Person of interest, etc.) et films. Vous en avez peut-être entendu parlé dans la blogosphère mais si ce n’est pas le cas, une petite explication sur ce livre objet hors du commun.

On peut séparer ce livre en plusieurs parties : une première qui constitue le tout, ce coffret noir qu’on achète en tant que livre. Une seconde qui est le livre hors coffret, qui est reproduit pour sembler être un livre intitulé Le bateau de Thésée, emprunté en bibliothèque avec tout ce que ceci comporte (dos marqué, tampon de bibliothèque, date des retours, aspect vieilli, même l’odeur du vieux livre !). Ensuite on a l’intérieur du livre qui est donc composé du texte du Bateau de Thésée mais aussi et surtout d’annotations qui s’étalent sur tout le livre, laissées par deux personnes, Jen et Eric, mais aussi des documents qu’ils s’échangent à travers le livre et que nous avons également. Je vais donc parler de ce livre en trois points.

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Tout d’abord l’objet-livre donc. J’avoue que quand je l’ai eu dans les mains j’étais toute heureuse, un livre d’une telle densité, une présentation si soignée, un livre avec plein de couleurs (retour en enfance), des documents tout partout qui menacent de déborder si on n’y fait pas attention… Bref chaque feuilletage comportait son ensemble de découvertes, et ça c’était super chouette. Les auteurs expliquent dans une interview (en anglais ici) qu’ils ont voulu rendre hommage au livre avec cet O.V.N.I qui comporte tout ce qu’on pourrait attendre d’un livre numérique enrichi, mais sur papier. Ils voulaient que le lecteur en ayant ce livre entre les mains se sentent comme entraîné dans un autre monde, qu’il rentre dans une certaine intimité provoquée par les annotations. De ce côté là les auteurs ont parfaitement réussi leur pari !

Parlons maintenant du livre Le bateau de Thésée (BDT) de V.M Starka, auteur aussi majeur que mystérieux du XXe siècle sur lequel de nombreuses études se sont penchées. L’intrigue est intéressante bien que peu évidente à suivre au début. Elle raconte l’histoire d’un homme, S. qui a perdu la mémoire et ne se souvient de rien. Il entame alors une quête pour retrouver son identité dans un monde semblable au nôtre mais dans lequel vient se glisser des éléments qui semblent surnaturel. Un peu dystopique par son ambiance de monde corrompu par une élite financière à laquelle s’oppose une poignée de gens, un peu roman d’aventure par la quête du héros et ce qu’il va vivre en différents lieux, fantasy par certains éléments troubles… Moi personnellement ça m’a plu et je ne me suis pas ennuyée, même si on a un peu de mal à rentrer dans l’histoire et que parfois des détails sont difficiles à saisir.

Venons maintenant à la partie du livre qui rend ce roman si original, les valeurs ajoutées du livre, soit les annotations et les documents glissés dans le livre.

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Tout d’abord les annotations, elles sont donc laissées par Jen et Eric qui enquêtent sur V.M Starka. Cet ouvrage est le dernier qu’il a écrit et on apprend au fil de notre lecture que cachée derrière l’histoire de S. se cache une auto-biographie de l’auteur et un dialogue entre lui et son traducteur qui laisse des notes de bas de page à son intention. Cette enquête reste très floue pour nous lecteur, en tous cas pour moi. Les échanges des personnages sont peu explicites et il manquait à mon sens des éléments pour que l’on comprenne tout. Malgré tout, même si on ne comprend pas comment tel élément est arrivé là, on le retient et tout repart comme sur des roulettes ! Les auteurs voulaient créer « une sorte de sudoku diabolique » c’est réussi aussi mais peut-être trop bien réussi…

Autre aspect des annotations, elles permettent outre l’enquête de dévoiler les deux personnages, leur histoire, un peu de leur vie, et forcément il va y avoir une romance… Au début j’ai été déçue, mais finalement à part pendant les dix dernières pages leurs échanges sont vifs et plein de réparties, jamais trop mielleux, quand l’un l’est, l’autre casse la romance. Donc mon petit cœur de midinette a plutôt aimé cette relation que l’on voit évoluer en même temps que les personnages, même si elle n’est pas forcément crédible et un peu trop attendue.

Et dernier aspect qui est à mon sens le mieux trouvé, les annotations s’étalent sur plusieurs niveaux dans le temps et on peut voir cela grâce à des codes couleurs. Gris quand Eric a écrit dedans seul, bleu/noir quand ils commencent à écrire tous les deux dedans, orange/vert ensuite violet/rouge, etc…. Il y a en tout 5 périodes si je ne me trompe pas, qui se retrouvent parfois sur la même page vu qu’ils reviennent sur ce qu’ils ont dit. Et j’ai trouvé ça relativement bien si on exclu le fait que forcément pour la trame narrative entre les deux héros, il y a plus d’annotations bleues/noires au début du roman, et des annotations rouges/violettes à la fin. Mais voilà, quand on a un format tel que celui-ci, le fond comporte forcément des éléments peu logiques. Je suis juste un peu déçue que l’édition française n’ait pas gardé le travail de design fait sur les polices et les couleurs qui sont plus travaillées dans la version US (un clic sur l’image au-dessus).

Et un petit paragraphe sur les documents, ils sont bien insérés, éclairent parfois l’histoire, et sont surtout très réalistes, un bon petit plus donc ! Il faut juste faire attention à ne pas les perdre, ce n’est pas évident pour retrouver la bonne page où les mettre après… J’ai parfois eu l’impression qu’il me manquait des documents par rapport aux annotations, je ne sais pas si c’est une erreur de la maison d’édition ou bien s’il n’y a juste pas de document à ces endroits.

Pour conclure, un roman dont je salue la forme hors du commun, avec néanmoins quelques maladresses dans le fond, mais je lui pardonne ! Une bonne découverte dont je garderai un bon souvenir et dont je vous conseille la lecture, au moins pour l’expérience qu’il propose.

Et quelquefois j’ai comme une grande idée de Ken Kesey

Alors que la grève installée à Wakonda étrangle cette petite ville forestière de l’Oregon, un clan de bûcherons, les Stampers, bravent l’autorité du syndicat, la vindicte populaire et la violence d’une nature à la beauté sans limite. Mené par Henry, le patriarche incontrôlable, et son fils, l’indestructible Hank, les Stampers serrent les rangs… Mais c’est sans compter sur le retour, après des années d’absence, de Lee, le cadet introverti et toujours plongé dans les livres, dont le seul dessein est d’assouvir une vengeance.

Première phrase : Dévalant le versant ouest de la chaîne côtière de l’Oregon… viens voir les cascades hystériques des affluents qui se mêlent aux eaux de la Wakonda Auga. (si c’est pas une super invitation ça…)

Édition : Monsieur Toussaint Louverture

Nombre de pages : 799

Mon avis :

Alors, petit paragraphe du départ du : pourquoi j’ai lu ce livre qui a priori n’avait pas grand-chose pour m’attirer mise à part sa jolie couverture ? Déjà, on m’a pas mal conseillée de le lire, il est selon la même personne « le meilleur livre qu’il a lu de sa vie », donc quand je l’ai vu à la bibliothèque, malgré ses 800 pages, je l’ai embarqué dans mon sac. Alors certes j’ai mis au moins deux mois à le lire, mais c’est à cause du travail, d’autres lectures, de la fac… Absolument pas parce qu’il ne m’a pas plu, bien au contraire.

D’habitude je fais à ce moment un rapide résumé de l’histoire à ma façon, mais cette fois-ci je n’en ferai rien, car je suis rentrée dans l’histoire sans en savoir plus que « c’est une histoire de bûcherons dans une bourgade où il pleut tout le temps ». Et si au début j’ai été un peu perdue, je m’y suis vite retrouvée. Donc je vais essayer de vous parler de ce livre grandiose sans trop en dire sur l’intrigue générale, mais seulement sur les personnages.

Les personnages, évoquons les donc plus en détails. Il y a tout d’abord la famille Stamper, qui aux premiers abords nous apparaît de manière plutôt désagréable car présentée par le village qui lui en veut. On comprend dans les quelques pages suivantes que ce qui nous est présenté là est la fin du roman, cependant c’est tellement énigmatique, que rien ne peut nous laisser présager ce qui va suivre, ou ce qui a précédé selon le point de vue.

Les Stampers sont une grande famille de bûcherons dont Henry a été le chef de l’exploitation, avant que son fils Hank reprenne la barre. Famille avec un fort passé, ils nous sont présentés comme des hommes forts, voyageurs et fiers. Le demi-frère de Hank, Lee qui habite en ville sera appelé car il manque des hommes sur l’exploitation pour finir le contrat en cours à temps. Une vieille rivalité existe entre ses deux frères, rivalité qui sera la clé du roman, ce sur quoi beaucoup de choses se basent. Elle instaure un climat de tension tranquille tout au long du livre, une sorte de routine mais dans laquelle un trouble de plus en plus grand s’installe. Cela aurait pu donner quelque chose de répétitif et ennuyeux, mais non. Ken Kesey sait captiver son lecteur grâce à plusieurs choses.

Tout d’abord la tension monte très lentement, voire de manière insidieuse mais on la sent quand même, on a envie de savoir ce qu’il va arriver, comment un tel roman peut se finir. Ensuite le style. Ah le style de Ken Kesey… Il aurait pu écrire n’importe quoi, rien que pour le style je l’aurai lu. Il casse les codes, il bouleverse le lecteur, le transporte d’un point de vue à un autre. On peut d’une phrase à l’autre changer de narrateurs, passer d’une première personne à une troisième personne de narration, le « je » n’est pas toujours le même (parfois Hank, parfois Lee, parfois Henry…), les pensées des personnages se croisent et se répondent… Et ce qui pourrait choquer si c’était mal fait passe ici comme une lettre à la poste, on se rend parfois compte de ces changements que quelques pages après qu’ils aient eu lieu. Ce style narratif si particulier est soutenu par des jeux de typographies : parenthèses, italique, guillemets ou non, majuscules… Bref une virtuosité hors du commun pour manier les mots (ce qui rend le roman parfois difficilement accessible, on peut être pas mal déstabilisé au début) et le maniement des esprits de ses personnages. Personnages qui constituent le dernier (bon l’avant dernier finalement) point d’accroche du roman dont je voulais vous parler.

Le fait que l’on soit presque forcément dans leur esprit à un moment à un autre nous rapproche d’eux, nous fait les comprendre, on les voit devenir réels sous nos yeux, on s’y attache, ils deviennent des personnes à part entière. Ce qui peut provoquer de fortes émotions quant au bout de 750 pages de connaissance l’auteur nous met au centre du tsunami émotionnel qui a lieu. Pleurs, colère, tristesse, compassion, empathie, fureur, rien ne m’aura été épargné pendant ma lecture, et je crois bien que c’est le livre pour lequel j’ai versé le plus de larmes tant de frustration et de colère que de tristesse. Mais ce n’était pas pour autant une « lecture éprouvante », je ne m’étais pas particulièrement identifié aux personnages, mais j’avais l’impression de les connaître, d’être un membre de la famille, silencieux et inactif, qui voyait tout ce qu’il se passait. Petits mots sur les personnages, les générations précédentes de la famille Stamper sont présentées au début du roman, on peut donc s’y perdre un peu, mais ce n’est pas grave, il faut continuer, tout se met en place progressivement et de manière très fluide.

Dernier point, la bourgade, Wakonda, et ses habitants. Ils font également partis des points de vue que l’on va avoir, des petites histoires qui se tissent au fur et à mesure des pages, et c’est très plaisant de sortir parfois de la maison des Stampers. D’une part ça nous sort de cette maison isolée à la tension parfois lourde, et d’autre part cela nous permet de voir comment les Stampers sont considérés. Le Snag, bar de la bourgade ou tout se passe constitue un lieu phare de ce roman et on s’y imaginait facilement l’ambiance grâce aux descriptions du barman.

Ce roman peut intéresser beaucoup de monde par les nombreux thèmes qu’il aborde comme le suicide, l’adultère, la famille, la mort et le deuil, les oppositions qu’il soulève entre ville et campagne, éducation et travail physique. Tous traités de manière intéressante et parfois très subtile, sans jugement et a priori.

Bref, jetez-vous sur ce pavé dès les grandes vacances (ou tout de suite), si je n’irai pas jusqu’à dire que c’est le meilleur livre que j’ai lu de ma vie, c’est de loin le style le plus inventif et maitrisé que j’ai pu lire, et puis sérieusement, qui peut résister à ce titre (sachant que la suite, parce qu’il est tiré d’une chanson, est « de me jeter dans la rivière ») et à cette couverture ?!

Et j’en profite pour remercier la maison d’édition Monsieur Toussaint Louverture qui a travaillé pendant huit ans sur ce titre avant de pouvoir le publier enfin en France (sorti en 1964 aux États-Unis !), ils ont fait un travail formidable et je vous encourage à aller voir leur site qui est une mine de trouvailles inattendues.