William Adams, le samouraï des mers de Cyril Flautat

Williams Adams

Japon, XVIIe siècle, époque où les Samouraïs dirigent l’Empire d’une main de fer, respectant les sept vertus du Bushido : droiture, courage, bienveillance, politesse, honnêteté, honneur et loyauté.
L’Anglais William Adams est engagé par une compagnie hollandaise. Il navigue vers le continent asiatique et débarque sur les terres d’Extrême-Orient au printemps 1600.
Afin de se faire accepter par les puissants guerriers et intégrer leurs rangs, le fier marin doit se plier à leurs traditions. Un rude combat commence pour lui, car il doit faire reconnaître sa valeur.

Première phrase : Japon, printemps 1605, dans la province de Sagami.

Edition : éditions du Jasmin

Nombre de pages : 43

Mon avis :

Ce livre m’est tombé dans les mains un peu par hasard, et ça a été un heureux hasard ! Je lis très peu de genres différents, je reste souvent dans mes romans plongés entre des lignes bien serrées et bien qu’il m’arrive parfois de lire quelques bandes-dessinées, ça reste rare. Du coup là je me plongeais dans un univers inconnu, et même deux : le Japon et « la nouvelle illustrée » comme on peut appeler ce magnifique ouvrage.

Dès la première page, on est ensorcelé par ces dessins aux traits précis mais à la fois « aquarellés » (il va falloir m’excuser, je pense que je vais inventer beaucoup de mots vu que niveau illustration, j’ai pas vraiment le bon vocabulaire…). Les couleurs dans les tons ocre, marron, orangé, sont souvent rehaussés d’une couleur plus contrastante telle que du rouge, un orange très lumineux, voire du bleu. Tout ça donne au livre un véritable style et dynamise le tout.

Les dessins ont souvent deux plans : l’arrière plan, fréquemment fait de « fondus » de couleurs qui donnent des ciels magnifiques, et en premier plan, des animaux quelques fois, des hommes le plus souvent. Tous ces hommes ont des traits marqués et dont on se souvient, ils sont très expressifs ce qui nous permet de renvoyer chaque image à chaque phrase.

Pages 1-2

Autre point qui fait que cette association est instinctive, la mise en page qui est remarquable et participe grandement à la beauté de l’ouvrage. Parfois le texte est intégré à l’image, superposé, comme dans grands nombres d’albums, mais le plus généralement, les doubles pages sont coupées avec des traits noirs, traits qui permettent de concilier plusieurs univers et plusieurs épisodes de l’histoire qui sont narrés. Souvent le texte peut être justement dans ces traits noirs et alors il encadre ou coupe les illustrations en deux, et permet d’allier le texte à l’image en mettant le dialogue d’une personne à côté de sa représentation (voilà, avec une image c’est tout de suite mieux).

Pages 3-4

Côté technique plus précisément, je me suis renseignée et grâce à certaines sources plus que sûres j’ai appris comment étaient faits ces dessins, je pensais moi à l’aquarelle, à des esquisses au crayon, de l’acrylique, mais j’étais loin d’être sûre. Et effectivement, mon petit esprit étriqué n’avait même pas envisagé qu’on puisse dessiner… au numérique ! L’auteur utilise l’aquarelle (un de bon pour moi !), du pastel, un crayon, des photographies, etc… Plusieurs méthodes mélangées et c’est sûrement ça qui donne ce trait si attractif. Ainsi toutes ces méthodes sont donc probablement utilisées sur une sorte de tablette qui reproduit le trait de la technique que l’on sélectionne. Ce n’est que supposition, je suis très loin d’être experte. Pour la photographie, j’ai cherché, feuilleté et re-feuilleté les pages, je n’arrive pas à trouver quelles images peuvent provenir de cette source, elles sont totalement déstructurées et réintroduites dans le dessin de manière très subtile.

Au niveau du texte même, l’histoire se concentre essentiellement sur trois personnages. J’avoue que je lis souvent les noms en diagonale et que je les retiens au fur et à mesure de l’histoire, mais là, pas le temps, il faut se plonger dedans et au moins se souvenir de ces quatre là si on veut suivre. Il y a donc William Adams alias Anjin-Sama, Ieyasu-sama l’homme le plus puissant du Japon, Terumasa-sama un des seigneurs de la région, et son fils Ujio. L’intrigue est assez courte et rapide donc je vous laisse la découvrir par vous même, mais cette intrigue permet d’intégrer des éléments sur l’Histoire du Japon au XVIIIe siècle, et sur les samouraïs notamment. 

Je m’y plongeais en aveugle, ce n’est pas un sujet auquel je m’étais intéressée, donc j’ai eu un peu de mal au début à me plonger vraiment dedans et à saisir toutes les subtilités. Mais le vocabulaire japonais, parfaitement dosé est expliqué très clairement et permet d’être totalement dans l’univers décrit. Du coup ça permet à n’importe qui de se laisser emporter par cette histoire, tant les enfants, qui déjà intéressés par les samouraïs ne seront pas perdus et en plus s’instruiront car l’histoire est inspirée de faits réels, qu’aux adultes qui souhaitent s’évader dans un bien beau livre tant par le texte que par les dessins.

Pour finir voici le site de l’auteur qui pourra vous permettre de voir quelques planches en plus… Bonne lecture !

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4 réflexions sur “William Adams, le samouraï des mers de Cyril Flautat

  1. Cyril Flautat redonne sa place à William Adams, ce maître-pilote (c’est à dire navigateur) qui vécut à cheval sur les XVI et XVIIe siècles. Il fut un grand pont entre Occident et Orient.
    Les livres d’Histoire ne le mentionnent pas… Pourtant son destin est exceptionnel.
    L’ouvrage de Cyril Flautat comble ce vide et deviendra, je l’espère, un incontournable pour les amoureux des grands aventuriers, les amoureux du Japon.
    Les illustrations sont magnifiques. Nous vivons une époque moderne, le numérique ne fait pas tout, le talent est là c’est incontestable. La mise en page est remarquable et sait mettre en valeur tant le texte que les images.
    Cyril Flautat… il a tout d’un grand, normal c’est un grand !
    Merci Elinor d’avoir fait un lien sur son site, ça vaut le détour.

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